Vëlo

Je les entends déjà, les voix des critiques:

Bah! A l’âge des pierres le vélo n’existait pas!

Correct! Heureusement le style de vie paléo ou primal ne m’empêche pas d’apprécier le progrès technologique. Bien au contraire! Mais il est vrai aussi que je le vois avec un œil critique dès qu’il est trop opposé à notre nature et – du coup – néfaste pour notre santé. J’ai déjà mentionné, sur ce site, que je ne cherche pas à dupliquer/imiter à 100% la vie de nos ancètres de cette époque comme, de toute manière ce serait impossible. Et qu’il n’est pas nécessaire de se promener dans son costume le plus simple dans la Grand Rue pour vivre de manière primal ou paléolithique.

Par contre, je suis et resterai toujours convaincue qu’il faut accomplir un maximum des tâches quotidiennes grâce à sa propre force musculaire!

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Ce qui signifie, entre autres, qu’il faut pouvoir parcourir des petites (et moyennes) distances à pied ou – pourquoi pas – en vélo.  En tant que lecteur régulier, vous connaissez les règles “Primal” citées sur la page d’accueil de ce site. Vous savez donc que ce style de vie préconise une nourriture saine, naturelle, non industrielle ou modifiée génétiquement. Sans graines et sans sucre. Et que la bonne nutrition compte pour 80% de votre santé, forme et poids. Et qu’il y a d’autres facteurs importants qui font le reste: l’activité physique, le soleil, le repos pour n’en citer que quelques-uns.

Aujourd’hui, nous jetons un coup d’œil sur l’activité physique.

Le mieux est l’ennemi du bien!

Si vous avez grandi avec des “vérités” similaires que moi, cette phrase va, très probablement, vous surprendre comme elle m’a surprise il y a quelques années. A l’époque, mon Coach m’a interdit de venir au centre de fitness plus que 3 fois par semaine et le programme qu’il m’avait élaboré ne portait que sur 30 minutes environ. Je pensais: “Il est complètement cinglé. 1 heure et demi par semaine et non par jour???” Il nous a fallu plusieurs entretiens sérieux avant que je n’accepte ses instructions, tellement j’avais peur de “perdre” ma forme, de ne pas avancer avec mon objectif. J’étais convaincue du bien-fait, même de l’indispensabilité de l’endurance exercée au moins à concurrence de 1, voire 2 heures par jour. Aujourd’hui, grâce à mes études, je sais qu’il n’est pas nécessaire, même pas souhaitable, de s’entraîner 1-2 heures par jour. Aujourd’hui je sais que cette mentalité est complètement contre-productive!

Des entraînements monotones, répétitifs comme, dans mon cas à l’époque le jogging quotidien (toujours le même rythme, toujours la même distance) fait croître le taux de cortisole (hormone de stress) dans le corps. Une augmentation rapide et passagère de cette hormone vous aide à gérer des situtations de lutte ou fuite, est donc saine et même souhaitable. Mais vous ne fuiez pas un prédateur pendant des heures et des heures … tous les jours. Le corps étant sollicité de la même façon encore et encore, il n’a pas la chance de regénérer et réparer les muscles malmenés. Un niveau de cortisole constamment élevé crée des inflammations (locales, voire même systémiques) et de la fatigue, jusqu’à l’épuisement. Il en est de même avec le stress d’ailleurs!

J’ai aussi fait cette erreur là – et ce même pendant des années! J’ai couru tous les jours, pensais même que j’en étais accro. En 2004 j’ai couru un marathon, dont je n’ai récupéré que très très lentement et difficilement. Et pourquoi? Déjà parce que je n’avais pas de variations dans mon entraînement et puis parce que je n’ai pas respecté le repos obligatoire après.

Et maintenant?

Je reste fidèle aux instructions de mon entraîneur:  2-3 séances de musculation – courtes mais intenses – par semaine. Plus 1 séance  d’entraînement par intervalles. Et pour le reste, je bouge. Tout simplement. Sans me surmener. Donc: je marche et, depuis peu, je prends aussi le vélo.

Je vis donc – dans la mesure du possible – selon les 10 règles de la vie Primal, dont une autre – importante aussi – est:

L’être humain n’est pas fait pour être sous pression et mener une course contre la montre tout le temps!

Je vous invite maintenant à un voyage dans le temps: imaginez le monde il y a 20.000 années et plus. Il n’y avait pas d’industries, pas de voitures, pas de téléphone. Ni d’ailleurs de supermarché. Il n’y avait pas de rues, ni de maisons. Et on n’était pas protégés par des écrans solaires, des radars ou des panneaux de signalisation routière. Il n’y a que vous et la nature, brute mais infiniment belle. Il n’y a aucune obligation particulière (il n’y avait pas de montre non plus, mais le soleil était un indicateur fidèle) sauf celle de se procurer quelque chose à manger. Vous vous promenez donc à un rythme agréable, à la recherche et collecte de quelque chose de comestible: légumes, noix, racines, semences, baies… Avec un peu de chance vous tombez sur un animal – donc une source de protéines et de bonnes graisses. Eventuellement elle était déjà vicitime d’un prédateur encore plus grand et vous vous contentez des restes ou bien vous avez réussi à le chasser vous-même. Donc, un petit sprint en cours de route. Sinon … repos, soleil, récupération, jouer, soigner ses relations. Une semaine à 17 heures – au maximum et loin de la semaine de 40 heures que nous connaissons aujourd’hui! Sans stress permanent, sans montre. Rien. Une belle photo, non?

J’avoue que j’ai parfois du mal à comprendre que nous ayons sciemment échangé ce paradis (avec ses dangers bien-sûr) contre ceci: nous nous précipitons d’un Rendez-vous à l’autre ou bien nous sommes assis au moins 8 heures par jour sur une chaise. En plus, très souvent, nous ne le faisons même pas pour nous-mêmes mais pour un patron. Ensuite, nous nous précipitons encore (en principe en voiture) dans la forêt (ou le peu qui ous en reste) ou dans une salle de gym pour nous démener pour nous débarasser de notre énergie, notre surpoids ou notre mauvaise conscience.

Et comme il y a de plus en plus de monde qui fonctionne de cette manière, il y a de plus en plus de voitures sur les routes. Dans les bouchons. Et les vélos passent à côté.

Combien de fois vous vous êtes retrouvé à l’arrêt dans votre voiture aujourd’hui? Cette semaine? Ce mois? Et puis: combien de temps perdu à la recherche d’un parking?

Combien de notre temps précieux est gaspillé parce que nous avons pris l’habitude d’utiliser un moyen de transport qui n’est pas adapté aux courtes et moyennes distances?

 

Il y a le train, le bus et bientôt même le tram bien sûr. Au moins vous marcherz jusqu’au prochain arrêt. C’est déjà ça!

Mais vous pouvez donner un boost supplémentaire à votre mobilité! Et faire – en même temps – du bien à votre santé et à l’environnement.

J’avoue que j’ai mis du temps à adopter cette idée. C’était mon mari qui m’a ouvert les yeux: il fait partie des gens qui semblent être nés avec un vélo. Pour lui, il est chose complètement naturelle de se déplacer en vélo pour se rendre à ses rendez-vous. La voiture n’est sortie du garage que pour les grandes distances, comme on ne veut pas arriver chez les clients en sueurs. Et moi? J’étais – et d’ailleurs j’ignore pourquoi car pendant mon enfance je faisais TOUT en vélo – prise par l’habitude de me déplacer en voiture. Donc, j’étais constamment dans le stress: je devais gérer le temps que je savais d’office (!!!) perdu à cause des bouchons et la recherche de Parking. J’arrivais en moyenne 10-30 minutes plus tard que lui. Pendant ce temps il avait, tranquillement et totalement décontracté lu son journal et savouré son apéritif.

Bien évidemment, grâce à un vélo de course et un VTT, je disposais des moyens pour me déplacer en vélo, même en ville. Mais – j’admets que c’est peut-être un trait typiquement féminin – je ne pouvais pas imaginer me délacer de A à B en tenue de ville avec un vélo qui requiert des chaussures spéciales, sans corbeille, sans garde-boue, sans lampe, etc… Pour moi, un vélo de course et le VTT est fait pour faire du sport et non pas pour me déplacer au quotidien.

Je ne disposais d’un trésor caché dans la cave ou sur le grenier et que je pouvais utiliser comme je le souhaitais. Donc, je me suis fait plaisir – aussi parce que je suis une jusqu’au boutiste – avec un citybike personnel. Mais tous ceux qui ne souhaitent pas s’encombrer avec un moyen de déplacement supplémentaire:   il y a – depuis quelques années déjà le concept du  Vél(oh). On voit de plus en plus de monde sur ces vélos bleus et c’est très sympathique. En ce qui me concerne: tous les déplacements en ville, que ce soit pour le marché, les course, les sorties au restaurant, au théâtre, voire le cinéma, seront effectuées – dans la mesure du possible – en vélo exclusivement. Et pour vous faire plaisir et de répondre à tous les clichés: oui je suis fan de belles chaussures – pour les belles sorties elles seront emportées dans ma petite corbeille, avec mon sac à main et enfilées sur place! 😉

Voilà, comme motivation supplémentaire, encore une fois les atouts en un clin d’œil:

  1. Vous ne vous retrouvez plus dans les bouchons!
  2. Vous n’avez plus besoin de chercher des éternités pour trouver un parking qui, en plus, est payant!
  3. Vous ne risquez plus de procès verbal car, de toute façon il y a plus de voitures que de parkings disponibles.
  4. Vous ne vous souciez plus des contrôles pour excès de vitesse. Et si jamais cela vous arrive, vous vous êtes qualifié pour le tour de France.
  5. Vous bougez de manière régulière, mais pas monotone et épuisante. Des petites montées sont des défis bienvenus par votre organisme, car la production de cortisole entraîne le système de fuite ou combat, ce qui a énormément de bienfaits pour votre santé et votre métabolisme. Vous perdez du poids, si nécessaire.
  6. Le plus nombreux que nous sommes, le moins il y aura des gaz d’échappement et de bruit dans la ville!
  7. Vous rencontrez plein de gens sympathiques qui vous saluent poliment et joyeusement: les autres cyclistes. Loin du stress des automobilistes qui ont – malheureusement – encore besoin de cours de rattrapage en ce qui concerne la compréhension et courtoisie.

Allez-hop: laissez vous emporter et motiver et rejoignez le mouvement.

Le vélo en ville, c’est une source de mobilité, de plaisir, de santé et surtout:

de liberté!